Petites Soeurs de Marie, Mère du Rédempteur 14, rue Pierre Boisramé 53 390 SAINT-AIGNAN SUR ROE

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Origène (v. 185-254) exprime dans son Homélie VII sur le Lévitique cette blessure du cœur de Dieu dont la joie ne peut être complète en l'absence de l'homme à qui il a donné tout son Amour :

Si nous avons compris quelle est l'ivresse des saints, et comment elle leur est promise pour leur joie, voyons maintenant comment notre Sauveur ne boit plus de vin jusqu'à ce qu'il boive avec les saints ce vin nouveau dans la Royaume de Dieu [allusion à Mt 26, 29 : "Je vous le dis je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père."

"Je boirai ce vin, dit-il, avec vous dans le Royaume de mon Père". Tant que nous n'agissons pas de façon à monter au Royaume, il ne peut boire seul ce vin, lui qui a promis de le boire avec nous. Il demeure donc dans la tristesse aussi longtemps que nous persistons dans l'égarement. Si en effet son Apôtre "pleure sur certains qui ont péché et n'ont pas fait pénitence de leurs crimes", que dire de lui-même, qui est appelé le fils de l'amour, qui s'est anéanti à cause de l'amour qu'il avait pour nous, qui n'a pas cherché son avantage alors qu'il était égal à Dieu mais a cherché notre bien et pour cela s'est comme vidé de lui-même ? Ayant donc ainsi cherché notre bien, maintenant ne nous chercherait-il plus, ne songerait-il plus à nos intérêts, ne souffrirait-il plus de nos égarements ? Ne pleurerait-il plus sur notre perte, lui qui a pleuré sur Jérusalem et qui lui a dit : "Que de fois j'ai voulu rassembler tes fils, comme la poule rassemble ses poussins, et tu ne l'as pas voulu" ? Celui qui a pris nos blessures et qui a souffert à cause de nous comme le médecin de nos âmes et de nos corps, maintenant il négligerait la corruption de nos plaies ? … Donc, pour nous tous il se tient maintenant devant la face de Dieu, intercédant pour nous ; il se tient à l'autel, offrant à Dieu une propitiation en notre faveur… Il attend donc que nous nous convertissions que nous imitions son exemple, que nous suivions ses traces, pour se réjouir alors avec nous et "boire avec nous le vin dans le royaume de son Père."

(Cité in Jacques Liébaert, 1986 : Les Pères de l'Eglise, vol. 1, 1er - IV' siècle, Bibliothèque d'Histoire du Christianisme, n° 10, Desclée, p. 100).




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